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Dans la peau d'un non-voyant...
Encore des obstacles

    Article paru dans "L'Avenir de l'Artois" du 7 Novembre 2007.

    Malgré la création d'un plan en Braille pour aider les non-voyants à circuler plus facilement dans la ville d'Arras, René Legai, président de l'EURAFECAM, Association Européenne de Formation et d'Echanges Culturels pour Aveugles et Malvoyants, souligne le fait que plusieurs endroits restent difficiles d'accès dans la cité atrébate pour ces personnes qui souffrent de déficiences visuelles.

    Deux points noirs :
    Pour ce dernier, la place des Héros et la Grand'Place d'Arras sont deux emplacements à hauts risques. "Les dimensions des places et l'intense circulation qui y règne font peur aux aveugles. Les traverser relève du défi pour ces derniers. Un autre lieu qui n'est pas adapté, c'est la gare. Les rues qui y mènent sont assez dangereuses et encore plus pour les malvoyants, de même que l'immense parking situé à proximité. Il est certain qu'il reste beaucoup à faire à cet endroit stratégique de la ville".

    Des difficultés quotidiennes :
    Etre plongé dans le noir le plus total ou tout simplement malvoyant, n'est pas unesituation enviable. De ce constat, il est facile de comprendre que pour un aveugle se déplaçait dans une ville, hors de son quartier d'habitation, relève plus du voyage que de la promenade. Pourtant, même si des efforts sont faits par les voyants, René Legai estime que parfois, il est bon que les non-voyants se débrouillent seuls. "L'aveugle ou la personne malvoyante est en général quelqu'un de très réservé. Elle montre mal ou peu son handicap car il est digne. Demander son chemin à un passant est un bon moyen pour s'intégrer. Et vice-versa, les voyants doivent penser dans leur communication qu'il y a des sourds et des aveugles et donc agir en conséquence".

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