7.6.2 - Systématisation du paléocérébellum (Vermis)
7.6.2 - Systématisation du Paléocérébellum
Cette portion correspond au vermis et à la partie adjacente des lobes latéraux du cervelet. Le paléocérébellum assure la régulation des activités motrices du paléencéphale (noyaux gris centraux du cerveau) qui concernent l'activité posturale et les activités motrices automatiques. Le paléencéphale est normalement asservi au néencéphale (connexions cortico-striées), mais il est capable d'activités motrices autonomes. Ces activités automatiques sont contrôlées par le paléocérébellum .
En bref, il existe :
A - une voie motrice automatique dont le système initiateur est le paléencéphale, dans le cerveau. La sortie motrice du système est constituée par les voies sous-lenticulaires (anse lenticulaire de Forel), les noyaux sous-opto-striés, puis la réticulée pontique (facilitante) qui donne dans la moelle épinière, le faisceau réticulo-spinal médian.
B - un système de
régulation cérébelleuse : le
Paléocérébellum (cortex et noyaux gris : globulus
et embolus). Les voies d'information afférentes au cervelet sont
le faisceau spino-cérébelleux direct -anc. faisceau de
Fleichsig- (pour les membres inférieurs et le tronc) et le
faisceau spino-cérébelleux croisé - anc. faisceau
de Gowers - (pour les membres supérieurs). Ces voies, provenant
des fuseaux neuro-musculaires, informent le cervelet de l'état
du tonus musculaire périphérique. Elles apportent les
informations proprioceptives nécessaires aux modulations du
tonus musculaire dans l'exécution du mouvement normal (support
postural du mouvement).
Le faisceau spino-cérébelleux direct
pénètre dans le cervelet par le pédoncule
cérébelleux inférieur et atteint le cortex
cérébelleux de la région vermienne. Les neurones
suivants se réfléchissent sur le globulus et l'embolus.
Ils s'articulent à ce niveau avec des neurones efférents
qui quittent le cervelet par le pédoncule
cérébelleux supérieur et atteignent le noyau rouge
(paléorubrum). Ce dernier donne naissance à une voie
motrice extra-pyramidale inhibitrice (faisceau rubro-spinal) qui
descend verticalement dans le tronc cérébral après
croisement de la ligne médiane, puis dans le cordon
latéral de la moelle épinière.
Le faisceau spino-cérébelleux croisé monte
verticalement dans le tronc cérébral et
pénètre dans le cervelet par le pédoncule
cérébelleux supérieur, se réfléchit
au niveau du cortex de la région vermienne, puis au niveau des
noyaux gris centraux, globulus et embolus. Comme les
précédentes, les voies efférentes quittent le
cervelet par le pédoncule cérébelleux
supérieur et atteignent le paléo-rubrum, qui donne le
faisceau rubro-spinal.
On peut formuler l'hypothèse que la boucle
paléo-cérébelleuse exerce son action sur
l'activité des motoneurones gamma. En bref, cette voie motrice
extra-pyramidale est impliquée dans l'innervation des muscles
qui participent au maintien du support postural des segments de membres
au cours du mouvement, c'est à dire les groupes musculaires
agonistes/antagonistes mono-articulaires.
C - L'organe d'intégration (ou organe comparateur) des deux systèmes est le paléo-rubrum.
Ce système peut être appelé : voie extra-pyramidale paléo-motrice.
Physio-pathologie et séméiologie du paléocérébellum :
Hypotonie cérébelleuse avec troubles du tonus postural :
Il existe une inefficacité des muscles antagonistes du
mouvement. L'hypotonie des antagonistes se traduit par l'amplitude des
mouvements passifs (ballant des avant-bras, des mains, avec sensation
de main de caoutchouc). Elle se recherche par la manœuvre de
Stewart Holmes : flexion contrariée des avant-bras, contre forte
résistance. Le relâchement soudain de la résistance
entraîne une exagération de la flexion, et le patient se
frappe la poitrine (hypotonie des extenseurs).
Perte des réflexes normaux de la posture : le patient ne décolle pas les talons du sol en s'accroupissant.
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