Le 22
décembre 1789, la France divisée en 40 provinces, est
alors découpée en 83 départements
administrés par un Conseil général élu. Les
limites tiennent compte des réalités géographiques
:
A l'intérieur du territoire défini,
les dimensions doivent être telles, que les habitants puissent
rejoindre le chef-lieu et en revenir dans les 48 heures, à
cheval. Le département de la Marne est alors créé
d'une manière un peu artificielle, par découpage de
généralité-intendance de la Champagne datant de
1542, en quatre départements : les Ardennes, la Marne, l'Aube et
la Haute-Marne.
L'Assemblée constituante confie aux
départements des domaines de compétences étendues
: la gestion des intérêts locaux et certains
intérêts nationaux relevaient de personnes élues.
Cette volonté qui se veut à la fois unificatrice et
décentralisatrice est très vite interrompue. Le chaos
révolutionnaire et l'absence de pouvoir central ne permettent
pas l'application des textes.
Le 17 février
1800 (28 pluviôse an VIII), la fonction de Préfet est
créée. L'exécutif lui est confié. Les
conseillers généraux choisis par le gouvernement ne se
réunissent qu'une fois par an. Les conseillers seront
élus au suffrage censitaire en 1833, et au suffrage universel en
1848. Bourgeois de Jessaint devient le premier préfet de la
Marne, et occupera ce poste pendant 38 années.
Le 10 août 1871,
la loi fixe la forme actuelle du Conseil Général : les
conseillers généraux sont élus au suffrage
universel pour six ans. L'assemblée peut se réunir sans
approbation préalable du représentant de l'Etat.
Les attributions du Conseil Général
sont : travaux publics, instruction publique, tribunaux et police,
hôpitaux et hospices. Il suit également les
activités du bureau dit "de bien public" où l'on traite
d'industrie, de commerce, d'agriculture, de pauvreté, de la
Maréchaussée.
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