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Photo de Catherine et Estrel

Lévriers en Détresse

    On l'appelle "la Dame aux Lévriers" et elle en est fière !
    Pour Catherine Madry, rien n'est plus important que de sauver des lévriers, en particulier les Greyhounds exploités sur les cynodromes anglo-saxons.
    En France, les courses de lévriers sont l'affaire de quelques passionnés de la race qui se retrouvent pour des journées conviviales, pour faire courir leurs lévriers (toutes races confondues). Il n'y a pas d'enjeux financiers, pas d'industrie des courses derrière ces rencontres. Non, le mot-clé est : faire plaisir à son chien et se retrouver entre passionnés. La journée terminée, les lévriers retournent chez eux, se couchent sur le canapé comme d'habitude, heureux d'avoir pu se dépenser.
    Car les lévriers aiment courir, c'est leur nature ! Les lévriers sont des chiens de chasse, qui chassent à vue et attrapent leur proie grâce à la vitesse.
    Dans les pays anglo-saxons, un bon lévrier de courses peut atteindre 35 000 euros mais sa carrière n'excède pas 18 mois.

    Ainsi, chaque année, c'est entre 70 000 et 100 000 Greyhounds qui sont massacrés dans le monde, victimes de n'être plus "bons" pour l'industrie des courses. Les USA, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Irlande et la Grande-Bretagne et hélas, l'Asie depuis quelques années.
    En Europe, c'est l'Angleterre qui exploite et massacre le plus ces pauvres bêtes.

    Explications :
    "L'Irlande est surtout producteur de Greyhounds et ainsi chaque année, sur les 25 000 naissances répertoriées, plus de 15 000 Greyhounds d'Irlande vont rejoindre les 10 000 Greyhounds produits en Angleterre, pour courir sur les cynodromes. Donc, 25 000 Greyhounds nouveaux sur les 70 pistes du pays...
    Que deviennent les 25 000 qui sortent (calcul logique) ?
    La réponse est horrible : beaucoup sont vendus à la vivisection de façon illégale (il est facile de détourner certaines lois), d'autres sont massacrés avec cruauté au pistolet d'abattage par des particuliers qui sont rémunérés pour ce sale boulot. Le département "Welfare" de la société de courses anglaise prétend largement subventionner les associations de protection animales pour que les chiens partent en famille, mais ce n'est que mensonge !".

    Catherine Madry accompagnée de Linda Klarsfeld a remis une pétition avec 11 000 signatures à l'Ambassade de Grande-Bretagne, en février 2008. Dans ce pays, elle est connue pour son acharnement à vouloir changer les règles du jeu !

    "Depuis que Lévriers en Détresse travaille avec l'Irlande, on constate de nets progrès pour le quotidien des Greyhounds. Se battre contre une puissante industrie relève de l'utopie, aussi mieux vaut dialoguer et avancer pour un meilleur traitement des bêtes. Ainsi, plus de dopage ! Ca c'est une réelle satisfaction ! Chaque année, le laboratoire de la Société de courses irlandaise effectue plus de 6 000 tests. Ceux qui auraient dopé un Greyhound sont punis d'une forte amende, prison et interdiction de posséder un Greyhound à jamais. Facile à contrôler dans ce petit pays de 6 millions d'habitants".
    En outre, sur chaque pari 3 % sont prélevés pour la retraite des Greyhounds. C'est plus de 400 000 euros chaque année qui servent à ces départ à la retraite... 3 ans c'est jeune pour un chien retraité ! Nous avons des relations étroites avec des associations irlandaises et anglaises, mais surtout je me félicite d'être l'interlocutrice de référence auprès de la Société de courses à laquelle je peux faire part de mes doléances car elles sont réellement prises au sérieux, étudiées et mises en pratique dès que c'est possible. Car ne rêvons pas, cette industrie ne va pas disparaître par enchantement ! Cela signifierait une catastrophe économique avec plus de 8 000 foyers sans ressources !
    Le combat est long mais pas question de baisser notre vigilance !

    La situation est diamétralement différente en Espagne où les Galgos utilisés pour la chasse ne sont pas identifiés, l'identification n'étant pas une obligation dans ce pays. Les portées naissent chez des particuliers et les chiots se donnent entre voisins chasseurs.
    Les Galgos subissent des violences répugnantes (ce qui est le cas pour les Greyhounds quand ils ne sont plus sur les cynodromes, surtout en Angleterre). Pendus, noyés, jetés au fond d'un puit, écorchés vif, brûlés à l'acide... la liste noire des tortures est tristement longue.

    De nombreuses associations ont vu jour en Europe pour venir en aide aux Galgos et aux chiens en général. Cependant partent d'Espagne des chiots et des chiens adultes en grand nombre mais surtout de façon anarchique.
    Les papiers vétérinaires sont plus que douteux, l'état sanitaire de ces pauvres Galgos et chiens divers très aléatoires... et c'est ainsi que la leishmaniose s'est répandue jusque dans le Nord de la France.
    Il faut bien avoir en mémoire que l'introduction de chiens sur le territoire français est très réglementée.
    Lévriers en Détresse invite les adoptants potentiels doivent être très prudents avant l'adoption, exiger des explications détaillées sur comment l'animal arrive en France, sur l'authenticité des papiers, sur les agréments de l'association qui introduit les chiens. Relever de la Loi de 1901 n'est pas suffisant pour s'autoriser à amener des animaux de l'étranger.
    Les chiens importés meurent brutalement à l'aube d'une vie nouvelle laissant les nouveaux maîtres désemparés et malheureux, les associations impuissantes désemparées également... il faut que cela cesse.

    "J'ai choisi, depuis le début, de travailler avec Anne Finch et son association "Greyhounds in Need" car je sais que les Galgos sont correctement préparés pour partir à l'étranger. Je sais que les papiers ne sont pas des faux ! Sauver des chiens c'est bien mais introduire des maladies qui risquent de se propager sur tout le pays est criminel à mon sens".
    Lévriers en Détresse possède un camion aménagé et agréé par La Direction des Services Vétérinaires de la Nièvre. Catherine Madry est titulaire d'un agrément de transporteur d'animaux vivants (chiens, chats), et du certificat de capacité, ce qui est une obligation légale.
    Depuis juin 2000 et à ce jour, l'association a sauvé plus de 1 000 lévriers !
    Mais surtout, c'est le travail sur le terrain qui porte ses fruits.
    Un travail quotidien dans le strict respect des lois.

    Catherine Madry
    La Charité sur Loire, 22 janvier 2009

anne_ouvre-polloni@wanadoo.fr

www.levriers-en-detresse.org

Tél. : 03/86/69/67/35

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